Ce soir j'ai réussi à me sauver !
Ce que c'était chouette ... côté rue cette fois-ci. J'ai couru comme un fou, un coup à droite, un coup à gauche, en aboyant à tue-tête sur quiconque croisait mon chemin.
J'ai piétiné les plates-bandes du petit monsieur d'en face et j'ai tyrannisé tous les chats qui osaient poser un coussinnet sur le bitume.
Quelle joie d'être libre !
Et puis au bout d'un moment l'euphorie retombe, la culpabilité se pointe, le froid, la faim, la fatigue, le remord, l'ennui ... Non je rigole.
J'avais juste envie de ne pas trop me faire disputer. Et puis sait-on jamais, je pourrais très bien retourner au refuge si jamais je tirais un peu trop sur la corde.