jeudi 11

Bonjour petite Isabelle,
je ne vais pas rester longtemps sur cette page car depuis ce matin, je m'endors sans arrêt et sans pouvoir me retenir.
Maintenant je sais ce qu'ils ont fait : ils m'ont enlevé une partie de moi-même ... tu te rends compte ?
Et je ne comprends pas pourquoi ; c'est vraiment injuste et méchant.
Maintenant j'ai droit à tout plein de câlins et j'ai eu droit à une petite friandise aussi.
Et devine qui m'a opéré, petite Isabelle ?
La maîtresse de Cooper ! Oui ! Incroyable non ?
A mon réveil je me suis empressé de montrer mon indignation en arrachant cet affreux pansement que j'avais sur le ventre.
Pour répondre à ta question, Isabelle, le mulot dort entre mes pattes de devant, en rond comme un bébé.
Mais je commence à me poser des questions sur son compte ; est-il aussi mignon et innofensif qu'il en a l'air ?
Depuis que ce rongeur est entré dans ma vie, plus rien ne va plus ...
Et sais-tu ce qu'il a dit lorsque je suis rentré à la maison, vacillant, blessé et suturé, fragile et vulnérable comme le poussin qui vient de naitre ?
" Ben mon vieux, te voilà devenu la moitié d'un homme".

Sont-ce là les paroles d'un ami ?

Je vais me coucher, je n'en peux plus. Je t'embrasse petite Isabelle. Et méfie-toi tout de même des renards.

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