Eh oui chère petite Isabelle, comme tu dis, il faut se méfier des mulots ... mais le savais-tu, toi, qu'il fallait se méfier des mulots ?
Si j'avais su ... Je ne sais comment me débarrasser de lui. Bien sûr je pourrais tout simplement lui dire "Je t'ai assez vu Roméo de malheur, fais tes valises et va au diable !".
Mai j'ai peur des représailles, vois-tu.
Et figure-toi que le petit Micky m'a grogné dessus l'autre jour.
Heureusement que mon nouveau grand copain Diabolo ne se laisse pas influencer par ce rat d'égout.
Hier soir je me suis fait passer un de ces savons, PPPFFFFF. Et sais-tu pourquoi, petite Isabelle ?
Parce que cette saleté de mulot s'est follement amusé à déchiqueter 3 grands sacs remplis d'herbe tondue. Comme tu le devines, l'herbe est maintenant éparpillée sur le sol et ma réputation est elle aussi gone with the wind.
dimanche 21
Me revoilà enfin !
Désolé pour cette longue absence, mais en ce moment je suis très occupé … à jouer et à dormir.
Ben voui, c’est que je suis en pleine convalescence, moi ! Et lorsque je suis bien éveillé, je surveille le mulot tout en faisant mine d’être occupé à autre chose. Je ne l’ai pas encore pris la patte dans le pot de croquettes, mais cela ne saurait tarder. Je l’ai vu rôder autour du nouveau sac de ma maitresse, et lorsque je lui ai demandé ce qu’il faisait la tête dedans, il m’a répondu d’un air dégagé : « J’ai toujours rêvé d’avoir une besace et celle-ci est semble fort pratique. »
- Pour te la mettre en bandoulière ou pour y installer toute ta famille ? lui ai-je rétorqué.
Parce que vous imaginez bien qu’on peut loger tout un régiment de mulot dans une besace pareille !
Mon ami Micky me suggère de m’en débarrasser au plus vite ; car non seulement il ne semble pas très honnête, mais il commence à vouloir semer la zizanie entre nous : il a chuchoté à l’oreille du petit Kim une sale rumeur à mon sujet. Et comme ce petit est encore fort naïf, il s’est empressé de colporter le ragot à tous les canidés de passage.
Résultat : on me boude, on m’évite, on me dit bonjour du bout des lèvres … quelle injustice !
Je suis à la recherche d’une solution, les amis, alors n’hésitez-pas à me donner quelques bonnes idées.
D’ici là, je vous embrasse,
Votre toujours gentil Charly.
Désolé pour cette longue absence, mais en ce moment je suis très occupé … à jouer et à dormir.
Ben voui, c’est que je suis en pleine convalescence, moi ! Et lorsque je suis bien éveillé, je surveille le mulot tout en faisant mine d’être occupé à autre chose. Je ne l’ai pas encore pris la patte dans le pot de croquettes, mais cela ne saurait tarder. Je l’ai vu rôder autour du nouveau sac de ma maitresse, et lorsque je lui ai demandé ce qu’il faisait la tête dedans, il m’a répondu d’un air dégagé : « J’ai toujours rêvé d’avoir une besace et celle-ci est semble fort pratique. »
- Pour te la mettre en bandoulière ou pour y installer toute ta famille ? lui ai-je rétorqué.
Parce que vous imaginez bien qu’on peut loger tout un régiment de mulot dans une besace pareille !
Mon ami Micky me suggère de m’en débarrasser au plus vite ; car non seulement il ne semble pas très honnête, mais il commence à vouloir semer la zizanie entre nous : il a chuchoté à l’oreille du petit Kim une sale rumeur à mon sujet. Et comme ce petit est encore fort naïf, il s’est empressé de colporter le ragot à tous les canidés de passage.
Résultat : on me boude, on m’évite, on me dit bonjour du bout des lèvres … quelle injustice !
Je suis à la recherche d’une solution, les amis, alors n’hésitez-pas à me donner quelques bonnes idées.
D’ici là, je vous embrasse,
Votre toujours gentil Charly.
lundi 15
Ca y est les copains, j’ai repris du poil de la bête ! Points de suture, quels points de suture ?
Je ne sens plus rien ; rien qu’un petit gratouillis de moucheron de temps à autre.
Mon petit pékinois préféré m’a sifflé à travers le grillage ce matin ; j’étais si heureux de retrouver son amitié ! D’autant plus que je n’y étais pour rien dans son coinçage de tête. Nous avons parlé un peu et il m’a chuchoté de me méfier du mulot parce qu’il l’avait vu ricaner l’autre jour, alors qu’il souffrait dans son trou de grillage.
Je suis d’accord avec lui ; je vais me méfier de ce petit rat qui ne me lâche plus d’une patte. De plus ma maitresse se plaint de la disparition de certaines de ses affaires … serait-ce lui ?
Et s’il abusait de la gentillesse de bons chiens comme moi, histoire de se constituer un petit magot l’air de rien ?
Ouvrons l’œil, dressons l’oreille et agitons la truffe …
Je ne sens plus rien ; rien qu’un petit gratouillis de moucheron de temps à autre.
Mon petit pékinois préféré m’a sifflé à travers le grillage ce matin ; j’étais si heureux de retrouver son amitié ! D’autant plus que je n’y étais pour rien dans son coinçage de tête. Nous avons parlé un peu et il m’a chuchoté de me méfier du mulot parce qu’il l’avait vu ricaner l’autre jour, alors qu’il souffrait dans son trou de grillage.
Je suis d’accord avec lui ; je vais me méfier de ce petit rat qui ne me lâche plus d’une patte. De plus ma maitresse se plaint de la disparition de certaines de ses affaires … serait-ce lui ?
Et s’il abusait de la gentillesse de bons chiens comme moi, histoire de se constituer un petit magot l’air de rien ?
Ouvrons l’œil, dressons l’oreille et agitons la truffe …
samedi 13
Je me sens tout flagada,
Flagada comme un baton de guimauve.
J'ai des douleurs dans le ventre,
Il n'est plus du tout question que je me sauve.
Mais que m'arrive-t-il, les amis,
Qu'arrive-t-il au chien Charly ?
Les mâles arrogants ne me sont plus insupportables.
Je suis devenu un Charly tout mou et tout affable,
Super mou et peut-être même un peu trop aimable.
Flagada comme un baton de guimauve.
J'ai des douleurs dans le ventre,
Il n'est plus du tout question que je me sauve.
Mais que m'arrive-t-il, les amis,
Qu'arrive-t-il au chien Charly ?
Les mâles arrogants ne me sont plus insupportables.
Je suis devenu un Charly tout mou et tout affable,
Super mou et peut-être même un peu trop aimable.
jeudi 11
Bonjour petite Isabelle,
je ne vais pas rester longtemps sur cette page car depuis ce matin, je m'endors sans arrêt et sans pouvoir me retenir.
Maintenant je sais ce qu'ils ont fait : ils m'ont enlevé une partie de moi-même ... tu te rends compte ?
Et je ne comprends pas pourquoi ; c'est vraiment injuste et méchant.
Maintenant j'ai droit à tout plein de câlins et j'ai eu droit à une petite friandise aussi.
Et devine qui m'a opéré, petite Isabelle ?
La maîtresse de Cooper ! Oui ! Incroyable non ?
A mon réveil je me suis empressé de montrer mon indignation en arrachant cet affreux pansement que j'avais sur le ventre.
Pour répondre à ta question, Isabelle, le mulot dort entre mes pattes de devant, en rond comme un bébé.
Mais je commence à me poser des questions sur son compte ; est-il aussi mignon et innofensif qu'il en a l'air ?
Depuis que ce rongeur est entré dans ma vie, plus rien ne va plus ...
Et sais-tu ce qu'il a dit lorsque je suis rentré à la maison, vacillant, blessé et suturé, fragile et vulnérable comme le poussin qui vient de naitre ?
" Ben mon vieux, te voilà devenu la moitié d'un homme".
Sont-ce là les paroles d'un ami ?
Je vais me coucher, je n'en peux plus. Je t'embrasse petite Isabelle. Et méfie-toi tout de même des renards.
je ne vais pas rester longtemps sur cette page car depuis ce matin, je m'endors sans arrêt et sans pouvoir me retenir.
Maintenant je sais ce qu'ils ont fait : ils m'ont enlevé une partie de moi-même ... tu te rends compte ?
Et je ne comprends pas pourquoi ; c'est vraiment injuste et méchant.
Maintenant j'ai droit à tout plein de câlins et j'ai eu droit à une petite friandise aussi.
Et devine qui m'a opéré, petite Isabelle ?
La maîtresse de Cooper ! Oui ! Incroyable non ?
A mon réveil je me suis empressé de montrer mon indignation en arrachant cet affreux pansement que j'avais sur le ventre.
Pour répondre à ta question, Isabelle, le mulot dort entre mes pattes de devant, en rond comme un bébé.
Mais je commence à me poser des questions sur son compte ; est-il aussi mignon et innofensif qu'il en a l'air ?
Depuis que ce rongeur est entré dans ma vie, plus rien ne va plus ...
Et sais-tu ce qu'il a dit lorsque je suis rentré à la maison, vacillant, blessé et suturé, fragile et vulnérable comme le poussin qui vient de naitre ?
" Ben mon vieux, te voilà devenu la moitié d'un homme".
Sont-ce là les paroles d'un ami ?
Je vais me coucher, je n'en peux plus. Je t'embrasse petite Isabelle. Et méfie-toi tout de même des renards.
lundi 8
Ce matin je me suis sauvé, hi hi !
J’ai profité qu’un livreur de je ne sais quoi avait laissé le portillon ouvert pour me précipiter dans la rue. J’ai couru comme un fou dans tout le quartier et j’ai pu marquer mon territoire là où je n’étais encore jamais allé.
Ce que c’était chouette ! Bien sûr ensuite j’ai été privé de promenade … mais je préfère la liberté aux promenades en laisse, alors je n’ai pas été triste.
Ce matin j’ai rencontré Brice, un beau lévrier gris. Il voulait jouer mais j’avais très peur de le casser en deux, alors nous avons fait connaissance de loin. Son maitre a dit qu’il pouvait courir à 70km/heure. Pas mal, non ?
Concernant ce qui m’attend, il y a du nouveau : c’est prévu pour jeudi. J’ai peur … Mais que vont-ils me faire, bon sang ? M’envoyer en Espagne, comme Cooper ? Impossible, je ne suis pas malade et nous ne connaissons pas ces gens-là.
Le petit Micky m’a suggéré de m’enfuir et de rester caché durant quelques jours. Il pourra mettre quelques croquettes de côté et me les apporter discrètement. Puis à mon retour, mes maîtres seront si heureux de me retrouver vivant qu’ils changeront leur projet de je ne sais quoi.
Mais s’ils étaient furieux et décidaient de me ramener au refuge ?
Alors j’ai décidé de ne rien faire et d’attendre sagement … nous verrons bien. Alea jacta es.
Le mulot lui, ne dit rien. Il mange et il dort. Et si ce petit vaurien essayait de prendre ma place ? Je trouve qu’il m’arrive de drôles de choses depuis que ce rat est entré dans ma vie.
J’ai profité qu’un livreur de je ne sais quoi avait laissé le portillon ouvert pour me précipiter dans la rue. J’ai couru comme un fou dans tout le quartier et j’ai pu marquer mon territoire là où je n’étais encore jamais allé.
Ce que c’était chouette ! Bien sûr ensuite j’ai été privé de promenade … mais je préfère la liberté aux promenades en laisse, alors je n’ai pas été triste.
Ce matin j’ai rencontré Brice, un beau lévrier gris. Il voulait jouer mais j’avais très peur de le casser en deux, alors nous avons fait connaissance de loin. Son maitre a dit qu’il pouvait courir à 70km/heure. Pas mal, non ?
Concernant ce qui m’attend, il y a du nouveau : c’est prévu pour jeudi. J’ai peur … Mais que vont-ils me faire, bon sang ? M’envoyer en Espagne, comme Cooper ? Impossible, je ne suis pas malade et nous ne connaissons pas ces gens-là.
Le petit Micky m’a suggéré de m’enfuir et de rester caché durant quelques jours. Il pourra mettre quelques croquettes de côté et me les apporter discrètement. Puis à mon retour, mes maîtres seront si heureux de me retrouver vivant qu’ils changeront leur projet de je ne sais quoi.
Mais s’ils étaient furieux et décidaient de me ramener au refuge ?
Alors j’ai décidé de ne rien faire et d’attendre sagement … nous verrons bien. Alea jacta es.
Le mulot lui, ne dit rien. Il mange et il dort. Et si ce petit vaurien essayait de prendre ma place ? Je trouve qu’il m’arrive de drôles de choses depuis que ce rat est entré dans ma vie.
dimanche 7
Vous ne devinerez jamais ce que j’ai appris aujourd’hui ! Il s’agit d’une grande nouvelle pour mes maitres et pour moi-même : je ne suis pas le chien le plus stupide du pays. Eh non !
Etonnant, n’est-ce pas ?
Blague à part, j’ai appris ce matin même que notre bon vieux Cooper se faisait opérer environ tous les mois … tous les mois ! Il ne s’en vantait pas, l’animal.
« Mais opéré de quoi ? » a demandé ma maitresse, fort surprise.
« Eh bien … Cooper passe beaucoup de temps à avaler n’importe quoi, et dernièrement, il s’est déchiré les intestins en avalant … du carrelage*. » Du carrelage ! Ha ha ha !
Bon ok, j’ai moi-même tenté de bouloter un caillou cet été …
Ensuite Cooper et moi on a commencé à jouer, et puis on s’est mis à grogner l’un sur l’autre. Je ne sais pas trop ce qui m’arrive en ce moment ; je crois que j’ai les nerfs fragiles.
Sur ce, les deux mamans ont dit en ricanant « Ce que c’est bête les garçons ». Et ma maman a ajouté : « Bon ok, je vais prendre RDV dès demain ».
PPFFF, mais je ne comprends pas ; vous avez une petite idée de ce qui m’attend, au juste ?
(*ndlr : cette histoire de carrelage n'est pas une invention de l'auteur)
Etonnant, n’est-ce pas ?
Blague à part, j’ai appris ce matin même que notre bon vieux Cooper se faisait opérer environ tous les mois … tous les mois ! Il ne s’en vantait pas, l’animal.
« Mais opéré de quoi ? » a demandé ma maitresse, fort surprise.
« Eh bien … Cooper passe beaucoup de temps à avaler n’importe quoi, et dernièrement, il s’est déchiré les intestins en avalant … du carrelage*. » Du carrelage ! Ha ha ha !
Bon ok, j’ai moi-même tenté de bouloter un caillou cet été …
Ensuite Cooper et moi on a commencé à jouer, et puis on s’est mis à grogner l’un sur l’autre. Je ne sais pas trop ce qui m’arrive en ce moment ; je crois que j’ai les nerfs fragiles.
Sur ce, les deux mamans ont dit en ricanant « Ce que c’est bête les garçons ». Et ma maman a ajouté : « Bon ok, je vais prendre RDV dès demain ».
PPFFF, mais je ne comprends pas ; vous avez une petite idée de ce qui m’attend, au juste ?
(*ndlr : cette histoire de carrelage n'est pas une invention de l'auteur)
samedi 6
Oh la la, quelle journée … Voilà que mon cher ami Micky me fait la tête. La tête vous dis-je !
Voilà ce qui s’est passé : Roméo et moi faisions un petit tour sur le chemin, au soleil, tout en nous racontant les derniers potins en cours, lorsque j’ai entendu un petit jappement que je connaissais bien : celui de mon petit Micky.
Je me suis empressé de venir le saluer, vous pensez, et je lui présenté mon petit protégé. Il m’a regardé l’air surpris, puis a finalement souri. Et pourquoi pas un mulot, mmh ?
Nous avons échangé quelques mots sur sa nouvelle coiffure, puis je me suis avancé vers le grillage pour embrasser mon petit ami. Micky a avancé son museau à travers les trous du grillage, et puis il s’est mis à hurler comme un cochon.
J’ai alors fait un bond en arrière et j’ai constaté qu’il restait coincé là, dans son trou de grillage.
Mais c’est qu’il hurlait en m’accusant de l’avoir coincé là, moi son grand ami !
Ses maîtres ont accouru et après quelques manœuvres et deux coups de pinces coupantes, le petit fut dégagé. Je l’ai regardé de loin, j’étais triste et éberlué. Il m’a lancé un dernier regard empli de haine, puis a détourné sa petite tête avec détermination. Il ne m’aimait plus. Il m’avait cru capable de je ne sais quoi …
- Voilà un drôle d’ami, m’a dit Roméo. Je vous croyais liés comme des coussinets ?
- Mais nous le sommes ! me suis-je défendu. Je ne comprends pas, je t’assure.
Nous avons terminé notre promenade d’un pas rapide ; je n’avais plus du tout envie de folâtrer dans l’herbe.
- Alors on rentre déjà ? m’a demandé la souris.
Nous avons regagné la maison en silence, et une fois dans la maison, j’ai surpris une drôle de conversation … Mes maîtres parlaient d’opération et de vaccin … je sais ce que c’est qu’un vaccin, mais pourquoi une opération ? Et le pire, c’est que ça les faisait rire …
Me coucher avec un bon Lexomil , voilà ce que je vais faire.
Voilà ce qui s’est passé : Roméo et moi faisions un petit tour sur le chemin, au soleil, tout en nous racontant les derniers potins en cours, lorsque j’ai entendu un petit jappement que je connaissais bien : celui de mon petit Micky.
Je me suis empressé de venir le saluer, vous pensez, et je lui présenté mon petit protégé. Il m’a regardé l’air surpris, puis a finalement souri. Et pourquoi pas un mulot, mmh ?
Nous avons échangé quelques mots sur sa nouvelle coiffure, puis je me suis avancé vers le grillage pour embrasser mon petit ami. Micky a avancé son museau à travers les trous du grillage, et puis il s’est mis à hurler comme un cochon.
J’ai alors fait un bond en arrière et j’ai constaté qu’il restait coincé là, dans son trou de grillage.
Mais c’est qu’il hurlait en m’accusant de l’avoir coincé là, moi son grand ami !
Ses maîtres ont accouru et après quelques manœuvres et deux coups de pinces coupantes, le petit fut dégagé. Je l’ai regardé de loin, j’étais triste et éberlué. Il m’a lancé un dernier regard empli de haine, puis a détourné sa petite tête avec détermination. Il ne m’aimait plus. Il m’avait cru capable de je ne sais quoi …
- Voilà un drôle d’ami, m’a dit Roméo. Je vous croyais liés comme des coussinets ?
- Mais nous le sommes ! me suis-je défendu. Je ne comprends pas, je t’assure.
Nous avons terminé notre promenade d’un pas rapide ; je n’avais plus du tout envie de folâtrer dans l’herbe.
- Alors on rentre déjà ? m’a demandé la souris.
Nous avons regagné la maison en silence, et une fois dans la maison, j’ai surpris une drôle de conversation … Mes maîtres parlaient d’opération et de vaccin … je sais ce que c’est qu’un vaccin, mais pourquoi une opération ? Et le pire, c’est que ça les faisait rire …
Me coucher avec un bon Lexomil , voilà ce que je vais faire.
vendredi 5
Coucou les amis,
J’espère que vous allez bien ; mieux que moi en tout cas.
Figurez-vous que depuis que le petit Roméo est entré dans ma vie, il m’en arrive de drôles.
Moi qui pensais lui apporter la sécurité … la pauvre doit se dire qu’il a frappé à la mauvaise porte.
Tout d’abord nous avons été réveillés hier matin par de grands cris. « Par ici la serpillère ! Qu’est-ce que tu attends pour couper l’eau ! Les cartons sont fichus ! Et le chien, il faut détacher le chien ! » . Quel raffut, mais quel raffut !
Je sentais le petit Roméo tout tremblotant se blottir contre moi en gémissant. « Mais que se passe-t-il Charly ? J’ai peur ! », disait-il.
Je l’ai rassuré comme j’ai pu : « Ne t’inquiète pas petit, je me charge de régler cet histoire au plus vite ».
« Charly, pousse-toi de là veux-tu ! » m’a alors crié ma maitresse, le pantalon relevé au-dessus des chevilles. « Allez, zou fainéant, du balai ! ».
Bon, mon image de marque en a pris un coup et j’ai conseillé au petit de rester bien caché sous l’établi. Je lui ai promis de revenir dès que la tempête serait calmée.
Environ 20 minutes plus tard, l’ouragan était passé, l’inondation épongée et nos pattes sèches.
« Ben dis donc, ce n’est pas très calme chez toi », a dit Roméo quand je suis revenu le voir.
- Désolé petit, c’est la première fois qu’un tel ramdam arrive, je ne comprends pas. Je t’assure que c’est très calme d’habitude.
La matinée s’est passée agréablement ; je lui ai fait la visite du jardin, je lui ai montré les arbres aux oiseaux, les rosiers qui piquent, les arbustes à éviter et surtout les planques des chats du quartier. Il y en a partout de ces sales bêtes, méfie-toi !
Mais à peine étions-nous revenus qu’une autre catastrophe s’annonçait.
La poubelle s’était renversée sur notre couche, éparpillant ça et là d’innommables détritus.
Je me suis empressé de prévenir ma gentille maitresse, de façon à ce qu’elle règle le problème au plus vite. Il y a justement un gros coussin mauve qui ne sert à rien au fond du garage. Je savais qu’un jour il serait utile à quelqu’un.
Savez-vous ce qui est arrivé ? Elle a balancé mon lit et les détritus dans la grande poubelle rouge, en disant. « Allez hop, nous voilà débarrassés de ce machin plein de puces. Tu dormiras sur la couverture marron, ce sera bien suffisant. »
La couverture marron ? Mais je m’en sers les nuits d’hiver pour recouvrir mon petit corps transi de froid !
Que lui arrive-t-il ? Elle qui donnerait sa vie pour moi, elle qui me couvre de baisers et de flatteries chaque jour … Je suis anéanti.
Même Roméo s’en rend compte.
« Bah dis donc, c’est l’armée ici » a-t-il dit en ricanant.
May day ! May day !
J’espère que vous allez bien ; mieux que moi en tout cas.
Figurez-vous que depuis que le petit Roméo est entré dans ma vie, il m’en arrive de drôles.
Moi qui pensais lui apporter la sécurité … la pauvre doit se dire qu’il a frappé à la mauvaise porte.
Tout d’abord nous avons été réveillés hier matin par de grands cris. « Par ici la serpillère ! Qu’est-ce que tu attends pour couper l’eau ! Les cartons sont fichus ! Et le chien, il faut détacher le chien ! » . Quel raffut, mais quel raffut !
Je sentais le petit Roméo tout tremblotant se blottir contre moi en gémissant. « Mais que se passe-t-il Charly ? J’ai peur ! », disait-il.
Je l’ai rassuré comme j’ai pu : « Ne t’inquiète pas petit, je me charge de régler cet histoire au plus vite ».
« Charly, pousse-toi de là veux-tu ! » m’a alors crié ma maitresse, le pantalon relevé au-dessus des chevilles. « Allez, zou fainéant, du balai ! ».
Bon, mon image de marque en a pris un coup et j’ai conseillé au petit de rester bien caché sous l’établi. Je lui ai promis de revenir dès que la tempête serait calmée.
Environ 20 minutes plus tard, l’ouragan était passé, l’inondation épongée et nos pattes sèches.
« Ben dis donc, ce n’est pas très calme chez toi », a dit Roméo quand je suis revenu le voir.
- Désolé petit, c’est la première fois qu’un tel ramdam arrive, je ne comprends pas. Je t’assure que c’est très calme d’habitude.
La matinée s’est passée agréablement ; je lui ai fait la visite du jardin, je lui ai montré les arbres aux oiseaux, les rosiers qui piquent, les arbustes à éviter et surtout les planques des chats du quartier. Il y en a partout de ces sales bêtes, méfie-toi !
Mais à peine étions-nous revenus qu’une autre catastrophe s’annonçait.
La poubelle s’était renversée sur notre couche, éparpillant ça et là d’innommables détritus.
Je me suis empressé de prévenir ma gentille maitresse, de façon à ce qu’elle règle le problème au plus vite. Il y a justement un gros coussin mauve qui ne sert à rien au fond du garage. Je savais qu’un jour il serait utile à quelqu’un.
Savez-vous ce qui est arrivé ? Elle a balancé mon lit et les détritus dans la grande poubelle rouge, en disant. « Allez hop, nous voilà débarrassés de ce machin plein de puces. Tu dormiras sur la couverture marron, ce sera bien suffisant. »
La couverture marron ? Mais je m’en sers les nuits d’hiver pour recouvrir mon petit corps transi de froid !
Que lui arrive-t-il ? Elle qui donnerait sa vie pour moi, elle qui me couvre de baisers et de flatteries chaque jour … Je suis anéanti.
Même Roméo s’en rend compte.
« Bah dis donc, c’est l’armée ici » a-t-il dit en ricanant.
May day ! May day !
mercredi 3
Merci petite Isabelle d'avoir corrigé mon erreur : en effet il s'agissait de lundi 1er septembre.
Que ferais-je sans toi ! Je me permets de t'embrasser bien fort sur les deux joues.
Aujourd’hui est un jour étrange ; ma grande sœur perd sa clé, ainsi que sa veste et mon papa part travailler sans un sous et sans ses papiers. Concernant la clé, maman a tenu à ce que nous refassions tout le trajet de la veille. Moi qui voulais aller me promener, j’ai été servi.
Nous avons traversé une bonne moitié de la ville d’un pas militaire et nous avons même prit la pluie. Moi qui aime faire mes petites affaires dans l’herbe, j’ai été bien déçu.
Et tout cela pour rien puisque nous n’avons pas retrouvé la fameuse clé.
Puis, en faisant le tour du jardin, quelle ne fut pas ma surprise en me retrouvant nez à truffe avec un drôle de petit mulot gris.
- Adopte-moi ! me dit-il d’une petite voix suppliante.
J’avais du mal à prendre ce quart d’animal au sérieux et je lui ai demandé de répéter.
- Adopte-moi s’il te plait ! Je me sens si seul … je m’appelle Roméo le mulot. Et toi, comment t’appelles-tu ?
- Heu, moi c’est Charly chien, ai-je répondu tout ému.
Et c’est ainsi que j’ai pris Roméo sous ma patte. Là il dort comme un bienheureux. Je me sens tout bouleversé ; me voilà parent à présent. Certes voilà un drôle d’enfant me direz-vous, mais je m’en sens responsable. Et à ce propos, j’aperçois les chattes qui rôdent alors je vais vous laisser en vous saluant bien bas.
Que ferais-je sans toi ! Je me permets de t'embrasser bien fort sur les deux joues.
Aujourd’hui est un jour étrange ; ma grande sœur perd sa clé, ainsi que sa veste et mon papa part travailler sans un sous et sans ses papiers. Concernant la clé, maman a tenu à ce que nous refassions tout le trajet de la veille. Moi qui voulais aller me promener, j’ai été servi.
Nous avons traversé une bonne moitié de la ville d’un pas militaire et nous avons même prit la pluie. Moi qui aime faire mes petites affaires dans l’herbe, j’ai été bien déçu.
Et tout cela pour rien puisque nous n’avons pas retrouvé la fameuse clé.
Puis, en faisant le tour du jardin, quelle ne fut pas ma surprise en me retrouvant nez à truffe avec un drôle de petit mulot gris.
- Adopte-moi ! me dit-il d’une petite voix suppliante.
J’avais du mal à prendre ce quart d’animal au sérieux et je lui ai demandé de répéter.
- Adopte-moi s’il te plait ! Je me sens si seul … je m’appelle Roméo le mulot. Et toi, comment t’appelles-tu ?
- Heu, moi c’est Charly chien, ai-je répondu tout ému.
Et c’est ainsi que j’ai pris Roméo sous ma patte. Là il dort comme un bienheureux. Je me sens tout bouleversé ; me voilà parent à présent. Certes voilà un drôle d’enfant me direz-vous, mais je m’en sens responsable. Et à ce propos, j’aperçois les chattes qui rôdent alors je vais vous laisser en vous saluant bien bas.
dimanche 1er septembre
Ah, enfin tous mes amis sont rentrés ! Quelle joie de les revoir tous, en pleine forme et bien bronzés. Diabolo est parti faire du surf à Biarritz et Paco a fait du canoë dans les gorges du Tarn.
Demain matin c’est la rentrée des classes ; j’ai hâte de retrouver le rythme des sorties.
Et aujourd’hui c’était l’anniversaire de papipol.
Joyeux anniversaire papipol !
La nuit va être courte … j’espère vite me réhabituer ; c’est que je ne suis pas très matinal.
Bonne nuit les petits.
Demain matin c’est la rentrée des classes ; j’ai hâte de retrouver le rythme des sorties.
Et aujourd’hui c’était l’anniversaire de papipol.
Joyeux anniversaire papipol !
La nuit va être courte … j’espère vite me réhabituer ; c’est que je ne suis pas très matinal.
Bonne nuit les petits.
Inscription à :
Articles (Atom)