samedi 5

Eh oui chère Isabelle, comme tu le dis si bien, je ne suis pas un yorkshire, et je n'en reviens pas moi-même d'être parvenu à une telle prouesse. Ca fait du bien d'être soutenu et encouragé par de charmantes jeunes filles qui comprennent bien à quel point je me donne du mal. Merci petite Isabelle, merci encore. :-)

J’en ai vu des frères et des sœurs souffrir et supplier, j’en ai vu qui avaient peur et qui pleuraient. J’avais envie de leur crier de tenir bon, de se laisser faire car ces mauvais moments avaient un but : les soigner et leur sauver la vie.
Mais au lieu de cela je fermais les yeux et tentaient de ne pas entendre tous ces cris déchirants.
Ce fut vers quatre heures de l’après-midi, après avoir pris une petite pause café-Pépitos, que l’une des assistantes évoqua l’affaire qui nous intéresse.
- Nous devrions avoir des nouvelles de Cooper aujourd’hui ; j’espère que cette pauvre bête tient le coup.
- Et qu’il ne souffre pas de la chaleur … il fait très chaud ces jours-ci en Espagne, a ajouté sa collègue.
En Espagne ! Cooper en Espagne ! Mais pourquoi … ils avaient envoyé notre ami dans cette contrée éloignée et hostile ; ce pays où nos amis lévriers sont sauvagement assassinés et torturés, attachés à des arbres, pattes cassées, où ils mourront de soif et d’épuisement, le tout dans l’indifférence générale …
Certes notre Cooper n’est pas un frêle lévrier mais tout de même, il pourrait tomber entre de mauvaises mains et subir de mauvais traitements. En Espagne … quelle idée … ses maîtres le savaient-il seulement ?

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