Quelle chaleur, pas bon pour les chiens, ça. Alors vous savez quoi, j’ai passé l’après-midi à dormir, complètement abattu. De son côté, le petit Micky n’a pas quitté le carrelage frais de sa cuisine.
Pour en revenir à notre Cooper, il y a peut-être du nouveau : Kim, le King Charles qui vit tout près de chez Micky, nous assure avoir vu un chien ressemblant à Cooper entrer sous la menace dans une camionnette immatriculée à l’étranger. Je ne mets pas en doute la parole de ce petit chien, mais il n’a pas encore quatre mois, s’endort à chaque fois qu’il s’allonge et n’a pas vraiment connu notre ami. De plus, sait-il faire la différence entre un bouledogue et un basset Hound ?
Et puis les jeune chiots adorent se rendre intéressants. Néanmoins nous l’aimons beaucoup ; il est en manque d’affection et nous réclame sans cesse bisous et câlins.
Ah oui, autre chose : ne soyez pas vexé(e) si vos commentaires ne sont pas apparus sur ma page ; il se trouve que je ne suis pas un expert en informatique, alors voilà ; le pauvre chien que je suis fait ce qu’il peut et ce soir je pense avoir réglé le problème.
Cette nuit nous avons prévu de retourner dans le jardin du nain en plastique et des fleurs au garde à vous. Avec la chaleur qu’il fait ce soir, nous espérons qu’une des fenêtres aura été laissée ouverte. Le petit Micky va encore jouer les acrobates, pour sa plus grande fierté.
dimanche 29
Me voilà enfin de retour les amis ! J’ai hâte que ce mois de juin se termine ; toutes ces invitations commencent à bien faire. Parce que figurez-vous que pendant que ça cuisine, que ça mange pendant des heures et que ça range tout le bazar après coup, moi le Charly je dois faire une croix sur mes promenades et donc sur mes possibilités de récolter indices et informations.
Alors pour passer le temps, j’écoute la radio. Connaissez-vous Dinah Washington ? Quelle voix superbe ! Malgré mon manque d’exercice ces derniers jours, je sens la fatigue monter … je vais donc aller m’affaler sur mon coussin et lire un peu.
Ah au fait, auriez-vous un bon livre à me conseiller ? Je suis sur le point de terminer le mien.
Bonne nuit les amis.
Alors pour passer le temps, j’écoute la radio. Connaissez-vous Dinah Washington ? Quelle voix superbe ! Malgré mon manque d’exercice ces derniers jours, je sens la fatigue monter … je vais donc aller m’affaler sur mon coussin et lire un peu.
Ah au fait, auriez-vous un bon livre à me conseiller ? Je suis sur le point de terminer le mien.
Bonne nuit les amis.
vendredi 27
Quelle journée !
Je suis un peu triste ce soir car la grande est partie en vacances et parce que je ne la reverrai pas avant un mois. Un mois, rendez-vous compte !
Mon moral était déjà descendu bien bas, entre l’étrange disparition de Cooper et le départ de ma jeune maîtresse, et voilà qu’une autre déception est venue s’abattre sur le bout de ma truffe : Nous étions partis en promenade, quand je me suis retrouvé nez avec avec un piaf, gros come un chaton. Il était visiblement tombé du nid et ses parents voletaient en caquetant à tue-tête au-dessus de nous.
Le pauvre ne savait ni voler ni crier et ouvrait un large bec dont l’intérieur était encore jaune et rouge, ce qui laissait présager qu’il n’avait pas encore l’âge d’être tombé si bas. En gros, la bestiole était condamnée et j’allais en faire mon déjeuner.
Et voilà que ma maîtresse en chef m’a tiré en arrière d’un coup sec alors que j’allais envoyer l’oisillon Ad Patres. Bon sang, quelle déception !
Enfin voilà, mais revenons à nos moutons. Nous sommes tous rentrés bien abattus et n’avons que peu dormi. Ce matin les copains avaient les yeux aussi cernés que les miens et nous avons trainé les pattes toute la journée.
Pouvez-vous me dire pourquoi un chien en pleine santé et avec toute sa tête serait envoyé … envoyé où d’ailleurs ? Y avait-il du trafic d’animaux dans l’air ? Et pourquoi se débarrasser de toutes ses affaires ? Un crime avait-il eu lieu ?
Un oiseau qui avait l’air si bon et bien dodu … il aurait été ma première prise, imaginez ma joie !
Je suis un peu triste ce soir car la grande est partie en vacances et parce que je ne la reverrai pas avant un mois. Un mois, rendez-vous compte !
Mon moral était déjà descendu bien bas, entre l’étrange disparition de Cooper et le départ de ma jeune maîtresse, et voilà qu’une autre déception est venue s’abattre sur le bout de ma truffe : Nous étions partis en promenade, quand je me suis retrouvé nez avec avec un piaf, gros come un chaton. Il était visiblement tombé du nid et ses parents voletaient en caquetant à tue-tête au-dessus de nous.
Le pauvre ne savait ni voler ni crier et ouvrait un large bec dont l’intérieur était encore jaune et rouge, ce qui laissait présager qu’il n’avait pas encore l’âge d’être tombé si bas. En gros, la bestiole était condamnée et j’allais en faire mon déjeuner.
Et voilà que ma maîtresse en chef m’a tiré en arrière d’un coup sec alors que j’allais envoyer l’oisillon Ad Patres. Bon sang, quelle déception !
Enfin voilà, mais revenons à nos moutons. Nous sommes tous rentrés bien abattus et n’avons que peu dormi. Ce matin les copains avaient les yeux aussi cernés que les miens et nous avons trainé les pattes toute la journée.
Pouvez-vous me dire pourquoi un chien en pleine santé et avec toute sa tête serait envoyé … envoyé où d’ailleurs ? Y avait-il du trafic d’animaux dans l’air ? Et pourquoi se débarrasser de toutes ses affaires ? Un crime avait-il eu lieu ?
Un oiseau qui avait l’air si bon et bien dodu … il aurait été ma première prise, imaginez ma joie !
jeudi 26
Nous sommes arrivés devant le pavillon du vétérinaire sans encombre. Par contre le petit Micky soufflait comme un souffreteux et j’ai bien cru qu’il allait y rester, juste là sur le bitume. Ces petits chiens ne tiennent vraiment pas la route.
Nous avons eu une sacrée chance ; une des fenêtres du sous-sol était restée ouverte et notre petit Pékinois s’est glissé entre les barreaux dès qu’il a pu faire fonctionner de nouveau ses minuscules pattes de jouet.
Et là Tim et moi avons attendu le retour de Micky. Qu’allait-il trouver à l’intérieur ? Des chiens mourants, des chats emmaillotés comme des momies, des souris de laboratoire, des chiots en bocaux ?
Une bonne demi-heure plus tard, notre ami est enfin réapparu.
- Je n’ai pas vu Cooper mais voici ce que j’ai trouvé près d’un grand microscope : des résultats d’analyses appartenant à notre bon vieux copain ! nous a alors expliqué Micky à toute allure, après avoir craché le précieux document.
Vous connaissez les petits chiens, toujours pressés.
Nous y avons jeté un œil, chacun notre tour … mais cette maladie-là nous était totalement inconnue.
- Et si tu y retournais pour leur demander s’ils ont vu Cooper ou s’ils ont entendu quelque chose ? ai-je alors proposé à Micky. Je sais que c’est toi qui fais tout le boulot ce soir, mais tu es notre seule chance !
Micky y est retourné de bon cœur malgré son état de fatigue évident.
Tim et moi avons convenu de rentrer au pas. Puis nous avons parlé des dernières lubies de nos maitres. Ce n’était pas triste, vous pouvez me croire. Mais le secret professionnel m’empêche de vous divulguer ici la moindre information.
- Me voilà de retour ! J’ai bien fait d’y retourner : Cooper a passé une journée entière dans le laboratoire, puis son maitre l’a laissé au vétérinaire, les larmes aux yeux. Lequel lui a conseillé de se débarrasser de sa laisse et de toutes ses affaires. Le lendemain, Cooper avait disparu.
Le retour fut bien triste ; pas un de nous ne pouvait parler. Nous avons mis un temps fou à rentrer mais cela nous était égal. De toute façon aucun de nous n’aurait pu dormir cette nuit-là.
Nous avons eu une sacrée chance ; une des fenêtres du sous-sol était restée ouverte et notre petit Pékinois s’est glissé entre les barreaux dès qu’il a pu faire fonctionner de nouveau ses minuscules pattes de jouet.
Et là Tim et moi avons attendu le retour de Micky. Qu’allait-il trouver à l’intérieur ? Des chiens mourants, des chats emmaillotés comme des momies, des souris de laboratoire, des chiots en bocaux ?
Une bonne demi-heure plus tard, notre ami est enfin réapparu.
- Je n’ai pas vu Cooper mais voici ce que j’ai trouvé près d’un grand microscope : des résultats d’analyses appartenant à notre bon vieux copain ! nous a alors expliqué Micky à toute allure, après avoir craché le précieux document.
Vous connaissez les petits chiens, toujours pressés.
Nous y avons jeté un œil, chacun notre tour … mais cette maladie-là nous était totalement inconnue.
- Et si tu y retournais pour leur demander s’ils ont vu Cooper ou s’ils ont entendu quelque chose ? ai-je alors proposé à Micky. Je sais que c’est toi qui fais tout le boulot ce soir, mais tu es notre seule chance !
Micky y est retourné de bon cœur malgré son état de fatigue évident.
Tim et moi avons convenu de rentrer au pas. Puis nous avons parlé des dernières lubies de nos maitres. Ce n’était pas triste, vous pouvez me croire. Mais le secret professionnel m’empêche de vous divulguer ici la moindre information.
- Me voilà de retour ! J’ai bien fait d’y retourner : Cooper a passé une journée entière dans le laboratoire, puis son maitre l’a laissé au vétérinaire, les larmes aux yeux. Lequel lui a conseillé de se débarrasser de sa laisse et de toutes ses affaires. Le lendemain, Cooper avait disparu.
Le retour fut bien triste ; pas un de nous ne pouvait parler. Nous avons mis un temps fou à rentrer mais cela nous était égal. De toute façon aucun de nous n’aurait pu dormir cette nuit-là.
mercredi 25
Pendant que le petit Micky s’occupait des plates-bandes, Tim s’affairait du côté gauche tandis que je cherchais du côté droit.
L’herbe était rudement bien tondue, pas une fleur ne dépassait de son bosquet et je ne voyais pas la trace de la moindre petite mauvaise herbe ; pas comme chez moi. Le Cooper ne devait pas s’amuser tous les jours dans ce décorum de sitcom.
Ce fut vers un massif de camélias que je sentis l’odeur de notre ami, ainsi que des traces toutes fraiches de terre retournée.
- Hé les gars, venez donc voir par ici ! leur ai-je crié.
Ils étaient d’accord avec moi ; la terre avait été remuée et l’odeur de Cooper était là, bien présente.
- Mais je sens autre chose … a dit Micky. Une odeur que je connais bien et que je n’aime pas beaucoup …
- Fais voir, a dit Tim avant d’enfouir sa truffe dans le sol. Mais oui bien sûr, j’ai trouvé : c’est l’odeur du vétérinaire !
- Bon sang, le véto ! dis-je alors en me frappant le front avec ma patte. Ainsi il serait souffrant … mais pourquoi s’être débarrassé du collier ?
- Il ne nous reste plus qu’à nous y rendre, a conclu le p’tit Micky, tout excité.
Seulement le vétérinaire n’officiait pas du tout dans le quartier. Il nous fallait sortir de la ville et passer le long de la grand’route, à découvert. Et si jamais une voiture de police passait pas là …
- Ne t’inquiète pas, a dit Tim, tout ira bien et ce n’est pas si loin. Et puis nous n’avons pas le choix !
Il avait raison ; nous n’avions pas le choix. Nous avons choisi de cacher le collier de Cooper dans le jardin voisin, dont la quantité impressionnante de mauvaises herbes nous laissait penser que le jardinier ne mettait pas souvent les pieds dans les parages et que notre butin y serait en sécurité.
Nous avons donc planqué la parure et filé ventres à terre et oreilles au vent.
L’herbe était rudement bien tondue, pas une fleur ne dépassait de son bosquet et je ne voyais pas la trace de la moindre petite mauvaise herbe ; pas comme chez moi. Le Cooper ne devait pas s’amuser tous les jours dans ce décorum de sitcom.
Ce fut vers un massif de camélias que je sentis l’odeur de notre ami, ainsi que des traces toutes fraiches de terre retournée.
- Hé les gars, venez donc voir par ici ! leur ai-je crié.
Ils étaient d’accord avec moi ; la terre avait été remuée et l’odeur de Cooper était là, bien présente.
- Mais je sens autre chose … a dit Micky. Une odeur que je connais bien et que je n’aime pas beaucoup …
- Fais voir, a dit Tim avant d’enfouir sa truffe dans le sol. Mais oui bien sûr, j’ai trouvé : c’est l’odeur du vétérinaire !
- Bon sang, le véto ! dis-je alors en me frappant le front avec ma patte. Ainsi il serait souffrant … mais pourquoi s’être débarrassé du collier ?
- Il ne nous reste plus qu’à nous y rendre, a conclu le p’tit Micky, tout excité.
Seulement le vétérinaire n’officiait pas du tout dans le quartier. Il nous fallait sortir de la ville et passer le long de la grand’route, à découvert. Et si jamais une voiture de police passait pas là …
- Ne t’inquiète pas, a dit Tim, tout ira bien et ce n’est pas si loin. Et puis nous n’avons pas le choix !
Il avait raison ; nous n’avions pas le choix. Nous avons choisi de cacher le collier de Cooper dans le jardin voisin, dont la quantité impressionnante de mauvaises herbes nous laissait penser que le jardinier ne mettait pas souvent les pieds dans les parages et que notre butin y serait en sécurité.
Nous avons donc planqué la parure et filé ventres à terre et oreilles au vent.
mardi 24
Comme prévu nous nous sommes retrouvés hier soir à minuit ; l’air était lourd, le ciel nous faisant l’effet d’une couverture chauffante. Même les grillons avaient trop chaud pour chanter. Et Dieu sait s’ils aiment ça.
- Devine qui sera parmi nous ce soir, m’a demandé Tim lorsque je suis arrivé.
- Le petit Paco ?
- Non andouille, c’est moi ! dit alors Micky tout en sortant de sa cachette.
- Bon sang, mais comment savais-tu que … ? ai-je demandé, surpris.
- Tu oublies que je sais tout, répondit le pékinois tout fier. Alors je me suis fait la belle ; avec cette chaleur, les fenêtres restent ouvertes.
- Quel est ton plan ? demanda Tim qui avait hâte de prendre le large.
Tandis que nous prenions la direction de chez Cooper, j’ai expliqué à mes deux acolytes qu’il nous fallait tout d’abord ratisser le jardin ; absolument partout et sans rien oublier. Nous trouverions forcément une piste, une odeur, un petit quelque chose à nous mettre sous la truffe. Et je sais de quoi je parle ; j’ai la truffe sensible et perspicace.
Nous ne mîmes que quelques minutes pour arriver devant le portillon qui était heureusement ouvert. Tim se leva sur les pattes arrière et abaissa la poignée de la petite porte blanche. Un stupide nain de jardin nous regardait en souriant, une pelle sur l’épaule et une marguerite au coin de la bouche. Nous nous sommes alors partagés le terrain. Deux hérissons ont pris la fuite, si je puis m’exprimer ainsi.
- Hé vous ! Savez-vous ce qui est arrivé à Cooper ? leur ai-je crié.
Mais ces couards n’ont pas pris la peine de me répondre, trop occupés à se réfugier dans le jardin voisin. Avez-vous déjà parlé à un hérisson ? Si vous arrivez à leur faire prononcer deux phrases, alors ce sera un véritable exploit. Je n’ai jamais vu d’animaux aussi froussards ; dites-leur bonjour et ils se mettent à trembler comme des feuilles. Alors témoigner …
- Devine qui sera parmi nous ce soir, m’a demandé Tim lorsque je suis arrivé.
- Le petit Paco ?
- Non andouille, c’est moi ! dit alors Micky tout en sortant de sa cachette.
- Bon sang, mais comment savais-tu que … ? ai-je demandé, surpris.
- Tu oublies que je sais tout, répondit le pékinois tout fier. Alors je me suis fait la belle ; avec cette chaleur, les fenêtres restent ouvertes.
- Quel est ton plan ? demanda Tim qui avait hâte de prendre le large.
Tandis que nous prenions la direction de chez Cooper, j’ai expliqué à mes deux acolytes qu’il nous fallait tout d’abord ratisser le jardin ; absolument partout et sans rien oublier. Nous trouverions forcément une piste, une odeur, un petit quelque chose à nous mettre sous la truffe. Et je sais de quoi je parle ; j’ai la truffe sensible et perspicace.
Nous ne mîmes que quelques minutes pour arriver devant le portillon qui était heureusement ouvert. Tim se leva sur les pattes arrière et abaissa la poignée de la petite porte blanche. Un stupide nain de jardin nous regardait en souriant, une pelle sur l’épaule et une marguerite au coin de la bouche. Nous nous sommes alors partagés le terrain. Deux hérissons ont pris la fuite, si je puis m’exprimer ainsi.
- Hé vous ! Savez-vous ce qui est arrivé à Cooper ? leur ai-je crié.
Mais ces couards n’ont pas pris la peine de me répondre, trop occupés à se réfugier dans le jardin voisin. Avez-vous déjà parlé à un hérisson ? Si vous arrivez à leur faire prononcer deux phrases, alors ce sera un véritable exploit. Je n’ai jamais vu d’animaux aussi froussards ; dites-leur bonjour et ils se mettent à trembler comme des feuilles. Alors témoigner …
lundi 23
Bonjour les amis,
Désolé pour ce contretemps mais voilà trois jours que je n’ai pas une minute à moi et pas moyen d’accéder à l’ordinateur. C’était l’effervescence ici et j’ai eu un mal fou à obtenir une malheureuse promenade quotidienne.
Enfin me revoilà et … où en étais-je … Ah oui, Tim et moi sommes restés un bon moment dans ce fourré plein d’épines et de je ne sais quoi. Et puis nous avons décidé de bouger et de reprendre le chemin du retour. Nous avons couru à bonne allure en nous relayant pour porter la laisse chacun notre tour. Non pas que ce fût lourd, mais essayez donc de courir longtemps avec un objet coincé dans la bouche.
Une fois arrivés devant chez Tim, nous nous sommes mis d’accord pour nous retrouver le lendemain à la même heure ; car ce n’était pas tout d’avoir retrouvé la laisse, encore fallait-il retrouver Cooper.
Nous avons donc convenu que je viendrai le chercher demain à minuit ; c’est vrai que c’est tard mais il nous faut être très prudents car la maitresse de Tim n’est pas la plus douce des maitresses ; on peut même dire qu’elle a la main lourde et l’humeur chatouilleuse. Alors pas question que mon Timmy se prenne une autre dérouillée par ma faute.
En principe le portillon du jardin de Cooper reste ouvert et s’il ne l’est pas alors nous nous débrouillerons toujours pour passer de l’autre côté. Et si les chats nous laissent investiguer en paix, alors ce sera du gâteau.
Je vous dis à demain ou à tout à l’heure car j’ai une sieste à faire. Figurez-vous qu’hier les deux gamines m’ont couru après pendant des heures et moi bien sûr j’ai joué le jeu, vous pensez bien, j’aime les gosses.
Désolé pour ce contretemps mais voilà trois jours que je n’ai pas une minute à moi et pas moyen d’accéder à l’ordinateur. C’était l’effervescence ici et j’ai eu un mal fou à obtenir une malheureuse promenade quotidienne.
Enfin me revoilà et … où en étais-je … Ah oui, Tim et moi sommes restés un bon moment dans ce fourré plein d’épines et de je ne sais quoi. Et puis nous avons décidé de bouger et de reprendre le chemin du retour. Nous avons couru à bonne allure en nous relayant pour porter la laisse chacun notre tour. Non pas que ce fût lourd, mais essayez donc de courir longtemps avec un objet coincé dans la bouche.
Une fois arrivés devant chez Tim, nous nous sommes mis d’accord pour nous retrouver le lendemain à la même heure ; car ce n’était pas tout d’avoir retrouvé la laisse, encore fallait-il retrouver Cooper.
Nous avons donc convenu que je viendrai le chercher demain à minuit ; c’est vrai que c’est tard mais il nous faut être très prudents car la maitresse de Tim n’est pas la plus douce des maitresses ; on peut même dire qu’elle a la main lourde et l’humeur chatouilleuse. Alors pas question que mon Timmy se prenne une autre dérouillée par ma faute.
En principe le portillon du jardin de Cooper reste ouvert et s’il ne l’est pas alors nous nous débrouillerons toujours pour passer de l’autre côté. Et si les chats nous laissent investiguer en paix, alors ce sera du gâteau.
Je vous dis à demain ou à tout à l’heure car j’ai une sieste à faire. Figurez-vous qu’hier les deux gamines m’ont couru après pendant des heures et moi bien sûr j’ai joué le jeu, vous pensez bien, j’aime les gosses.
jeudi 19
Oh quelle nuit difficile, les amis ... Voyons, où en étais-je ... Ah oui !
Timmy et moi nous sommes donc enfuis dans la nuit, laissant derrière nous cet océan nauséabond et mal fréquenté.
- Qui est-ce ? me cria Timmy tout en essayant de ne pas lâcher son butin.
Je jetai un oeil derrière nous ; une voiture nous avait pris en chasse.
- La fourrière ! Passons par ici ! hurlai-je à Tim tout en pénétrant dans un bois. Ici la voiture ne passera pas et nous pourrons la semer.
Timmy m'avait suivi et nous courumes encore quelques minutes avant de nous arrêter enfin, essouflés. Nous nous mîmes à l'abri sous un tas de ronces.
Nous avions très soif et haletions sans pouvoir nous contrôler.
J'espérais que l'homme ne fût pas descendu de sa voiture, armé d'un fusil à seringue ou d'un filet pour nous capturer.
La forêt nous faisait un peu peur avec tous ses bruits inhabituels pour de pauvres bêtes diurnes comme nous.
Avez-vous déjà entendu les branches grincer en se balançant, le vent siffler à travers les feuilles, et tous ces milliers d'animaux qui se promènent et qui chassent en faisant craquer les feuilles mortes et les brindilles, sans que vous puissiez les voir ? Ca fiche les jetons !
Pour me donner du courage, je fermais les yeux et je pensais à Lili.
Lili, je ne l'ai vue qu'une fois, mais une fois suffit pour recevoir un coup de foudre.
Lili est une belle femelle de la race du coker anglais ; elle a de belles oreilles longues et très élégamment poilues qui volent au vent à chaque fois qu'elle court ou trottine.
Elle devrait faire du cinéma car elle a une classe folle.
Le hibou n'en finissait pas de chanter et nous de tremblotter.
- Crois-tu qu'il soit parti ? me demanda Timmy du bout des dents.
- Attendons encore un peu et profitons-en pour nous reposer. La route est encore longue, ai-je proposé.
Et c'est ce que nous avons fait. Nous avons attendu une bonne heure sous notre tas de ronces.
Ce n'était pas très confortable, certes, mais au moins nous nous y sentions en sécurité.
Timmy et moi nous sommes donc enfuis dans la nuit, laissant derrière nous cet océan nauséabond et mal fréquenté.
- Qui est-ce ? me cria Timmy tout en essayant de ne pas lâcher son butin.
Je jetai un oeil derrière nous ; une voiture nous avait pris en chasse.
- La fourrière ! Passons par ici ! hurlai-je à Tim tout en pénétrant dans un bois. Ici la voiture ne passera pas et nous pourrons la semer.
Timmy m'avait suivi et nous courumes encore quelques minutes avant de nous arrêter enfin, essouflés. Nous nous mîmes à l'abri sous un tas de ronces.
Nous avions très soif et haletions sans pouvoir nous contrôler.
J'espérais que l'homme ne fût pas descendu de sa voiture, armé d'un fusil à seringue ou d'un filet pour nous capturer.
La forêt nous faisait un peu peur avec tous ses bruits inhabituels pour de pauvres bêtes diurnes comme nous.
Avez-vous déjà entendu les branches grincer en se balançant, le vent siffler à travers les feuilles, et tous ces milliers d'animaux qui se promènent et qui chassent en faisant craquer les feuilles mortes et les brindilles, sans que vous puissiez les voir ? Ca fiche les jetons !
Pour me donner du courage, je fermais les yeux et je pensais à Lili.
Lili, je ne l'ai vue qu'une fois, mais une fois suffit pour recevoir un coup de foudre.
Lili est une belle femelle de la race du coker anglais ; elle a de belles oreilles longues et très élégamment poilues qui volent au vent à chaque fois qu'elle court ou trottine.
Elle devrait faire du cinéma car elle a une classe folle.
Le hibou n'en finissait pas de chanter et nous de tremblotter.
- Crois-tu qu'il soit parti ? me demanda Timmy du bout des dents.
- Attendons encore un peu et profitons-en pour nous reposer. La route est encore longue, ai-je proposé.
Et c'est ce que nous avons fait. Nous avons attendu une bonne heure sous notre tas de ronces.
Ce n'était pas très confortable, certes, mais au moins nous nous y sentions en sécurité.
mercredi 18
Ca sentait bigrement mauvais ici, une puanteur insoutenable, même pour un chien.
Timmy et moi nous affairions, le nez dans les déchêts, donnant de petits coups de pattes dans les sacs afin de voir ce qui se trouvait en-dessous.
- Tu trouves ? me demandait Timmy de temps en temps.
Les boites de conserves et les bouteilles cassées nous blessaient les coussinnets mais Cooper valait bien plus que cela.
Parfois un rat passait en faisant tomber un sac, un carton, ce qui nous faisait sursauter.
Et mieux valait ne pas trop lever le nez car des rats, il y en avait partout ici, par centaines.
Sans parler des cafards, des vers et de bien d'autres choses innommables.
Et puis, miracle, Timmy trouva quelque chose de bleu.
- Charly, par ici, je crois que je l'ai !
Il la tenait dans sa gueule, fier et heureux comme s'il avait trouvé le Graal.
- C'est fantastique, félicitations Tim ! lui ai-je dit tout en m'avançant vers lui.
- Hé vous deux restez où vous êtes ! hurla soudain une voix dans un mégaphone, tandis qu'une lumière éblouissante s'abattait sur nous.
- Courons ! ai-je alors crié à Tim.
Timmy et moi nous affairions, le nez dans les déchêts, donnant de petits coups de pattes dans les sacs afin de voir ce qui se trouvait en-dessous.
- Tu trouves ? me demandait Timmy de temps en temps.
Les boites de conserves et les bouteilles cassées nous blessaient les coussinnets mais Cooper valait bien plus que cela.
Parfois un rat passait en faisant tomber un sac, un carton, ce qui nous faisait sursauter.
Et mieux valait ne pas trop lever le nez car des rats, il y en avait partout ici, par centaines.
Sans parler des cafards, des vers et de bien d'autres choses innommables.
Et puis, miracle, Timmy trouva quelque chose de bleu.
- Charly, par ici, je crois que je l'ai !
Il la tenait dans sa gueule, fier et heureux comme s'il avait trouvé le Graal.
- C'est fantastique, félicitations Tim ! lui ai-je dit tout en m'avançant vers lui.
- Hé vous deux restez où vous êtes ! hurla soudain une voix dans un mégaphone, tandis qu'une lumière éblouissante s'abattait sur nous.
- Courons ! ai-je alors crié à Tim.
mardi 17
Ouf, quelle nuit les amis !
Après avoir attendu l'extinction des feux de la maisonnée, je me suis rendu chez Timmy qui dormait à pattes fermées.
Il a fallu que je l'appelle plusieurs fois, ce qui a bien failli réveiller ses maîtres.
- Timmy, Timmy c'est moi Charly, réveille-toi bon sang !
Lorsqu'il est enfin apparu, je lui ai exposé la situation :
Cooper avait disparu, sa laisse bleue avait été jetée à la poubelle, laquelle avait été vidée ... nous devions donc absolument nous rendre à la grande décharge municipale.
- Là-bas ? avait-il crié, mais c'est très loin et très dangereux, Charly !
- Chut, parle moins fort Timmy, l'ai-je supplié. Ne perdons pas de temps en discussion inutile et filons !
Timmy avait finalement accepté ; on ne pouvait pas laisser tomber notre copain Cooper, c'était impensable.
Nous avons couru à toutes pattes pendant deux bonnes heures. Il nous fallait faire vite car nous devions être de retour pour sept heures tapantes.
Fort heureusement la lune était presque pleine, ce qui nous a facilité la tâche.
Nous sommes arrivés à destination vers une heure du matin. Ca sentait horriblement mauvais et les montagnes de détritus s'étalaient à perte de vue.
- Nous n'y arriverons jamais, regarde ces millions de sacs et de ...
- Tais-toi et commençons à chercher, la laisse doit se trouver en surface et elle doit porter l'odeur de notre ami. Je suis sûr qu'on peut y arriver. Allons !
Nous nous sommes mis à quelques pas l'un de l'autres et nous avons entamé nos recherches.
Voilà qu'on m'appelle, c'est l'heure d'aller chercher les petites à l'école. Je vous raconte la suite plus tard.
Après avoir attendu l'extinction des feux de la maisonnée, je me suis rendu chez Timmy qui dormait à pattes fermées.
Il a fallu que je l'appelle plusieurs fois, ce qui a bien failli réveiller ses maîtres.
- Timmy, Timmy c'est moi Charly, réveille-toi bon sang !
Lorsqu'il est enfin apparu, je lui ai exposé la situation :
Cooper avait disparu, sa laisse bleue avait été jetée à la poubelle, laquelle avait été vidée ... nous devions donc absolument nous rendre à la grande décharge municipale.
- Là-bas ? avait-il crié, mais c'est très loin et très dangereux, Charly !
- Chut, parle moins fort Timmy, l'ai-je supplié. Ne perdons pas de temps en discussion inutile et filons !
Timmy avait finalement accepté ; on ne pouvait pas laisser tomber notre copain Cooper, c'était impensable.
Nous avons couru à toutes pattes pendant deux bonnes heures. Il nous fallait faire vite car nous devions être de retour pour sept heures tapantes.
Fort heureusement la lune était presque pleine, ce qui nous a facilité la tâche.
Nous sommes arrivés à destination vers une heure du matin. Ca sentait horriblement mauvais et les montagnes de détritus s'étalaient à perte de vue.
- Nous n'y arriverons jamais, regarde ces millions de sacs et de ...
- Tais-toi et commençons à chercher, la laisse doit se trouver en surface et elle doit porter l'odeur de notre ami. Je suis sûr qu'on peut y arriver. Allons !
Nous nous sommes mis à quelques pas l'un de l'autres et nous avons entamé nos recherches.
Voilà qu'on m'appelle, c'est l'heure d'aller chercher les petites à l'école. Je vous raconte la suite plus tard.
lundi 16, 20h54
J'ai enfin pu me rendre discrètement là où le devoir m'attendait, c'est-à-dire juste devant la maison où vit Cooper. La poubelle était toujours sur le trottoir, imaginez mon état !
J'ai pris mon élan et je me suis lancé contre ce grand bloc de plastique tout en essayant de faire levier avec ma tête, de façon à soulever le couvercle rouge. Pas facile pour un basset ; cette satanée poubelle était bien trois fois plus haute que moi.
Au bout du troisième essai, j'y suis enfin arrivé. Il était temps, la voisine d'en face commençait à s'échauffer derrière son rideau à fleurs.
Mais combien ma déception fut grande lorsque je constatais que la poubelle était ... vide. Le camion était passé avant moi.
Je suis alors rentré, direction la maison et je suis arrivé juste à temps ; ma maitresse criait mon nom aux quatre vents et je fus questionné et sermonné comme un petit chiot.
Il ne restait plus qu'une chose à faire : contacter Timmy. Lui seul savait où se trouvait la décharge municipale.
J'ai pris mon élan et je me suis lancé contre ce grand bloc de plastique tout en essayant de faire levier avec ma tête, de façon à soulever le couvercle rouge. Pas facile pour un basset ; cette satanée poubelle était bien trois fois plus haute que moi.
Au bout du troisième essai, j'y suis enfin arrivé. Il était temps, la voisine d'en face commençait à s'échauffer derrière son rideau à fleurs.
Mais combien ma déception fut grande lorsque je constatais que la poubelle était ... vide. Le camion était passé avant moi.
Je suis alors rentré, direction la maison et je suis arrivé juste à temps ; ma maitresse criait mon nom aux quatre vents et je fus questionné et sermonné comme un petit chiot.
Il ne restait plus qu'une chose à faire : contacter Timmy. Lui seul savait où se trouvait la décharge municipale.
lundi 16, 14h04
Ça se corse les enfants ; pas la moindre trace fraiche à me mettre sous la truffe depuis ce matin, pas une ! A croire qu'elles ont toutes été effacées pendant la nuit.
A croire qu'on veut nous cacher quelque chose. Même Timmy qui est habitué aux longues promenades a eu du mal à retrouver son chemin. Rien que de la rosée, des excréments de chat, de l'urine de lapin et un peu de gasoil.
Je n'ai pas encore vu le petit Micky ; il est habituellement dehors lorsque je passe après avoir accompagné la petite à l'école, mais pas ce matin ; ni ce midi, ni à 13h30. J'espère seulement qu'il ne lui est rien arrivé.
Parce que si l'unique témoin de l'affaire vient à disparaitre, c'est qu'on est sur un gros coup et ça ne me plait pas beaucoup. J'aime les petites histoires tranquilles qui se règlent vite et bien, sans trop de bobo.
Bon sang on m'appelle sur une autre ligne. Alors je vous dis à plus tard.
A croire qu'on veut nous cacher quelque chose. Même Timmy qui est habitué aux longues promenades a eu du mal à retrouver son chemin. Rien que de la rosée, des excréments de chat, de l'urine de lapin et un peu de gasoil.
Je n'ai pas encore vu le petit Micky ; il est habituellement dehors lorsque je passe après avoir accompagné la petite à l'école, mais pas ce matin ; ni ce midi, ni à 13h30. J'espère seulement qu'il ne lui est rien arrivé.
Parce que si l'unique témoin de l'affaire vient à disparaitre, c'est qu'on est sur un gros coup et ça ne me plait pas beaucoup. J'aime les petites histoires tranquilles qui se règlent vite et bien, sans trop de bobo.
Bon sang on m'appelle sur une autre ligne. Alors je vous dis à plus tard.
dimanche 15
Ce dimanche se termine enfin. Je n'aime pas les dimanches ; ni les samedis ni les mercredis d'ailleurs, contrairement aux petites. Il ne se passe jamais rien durant ces maudits jours de repos.
Le lundi par contre, c'est une vraie fête par ici ; on trouve des traces bien fraiches un peu partout, et surtout je peux de nouveau faire mon travail.
Lequel me direz-vous ? Eh bien le mien, celui de détective pour ceux qui ne me connaissent pas encore. J'ai décidé de me lancer il y a quelques jours ; depuis mardi dernier plus précisément, jour où j'ai aperçu Cooper pour la dernière fois.
Cooper est une sorte de bouledogue aux pattes courtes et puissantes, et à la tête large comme un pare-choc, d'où dépassent quelques dents bien pointues. Dans le quartier tout le monde le craint, y compris les deux bouvières, grosses comme des montagnes et velues comme dix gorilles. Alors j'ai décidé de retrouver mon Cooper, mon vieux copain à qui il est certainement arrivé quelque chose.
Parce que figurez-vous qu'il a un point faible, ce gros dur à la musculature de boxeur poids lourd : sa hanche.Ouaip, elle a été rafistolée avec une belle plaque brillante, vissée à son squelette !
Pas facile au début, mais à présent Cooper est sacrément fier de sa cicatrice qui lui parcourt la moitié du bas du dos. Va falloir que je trouve un moment pour retrouver sa dernière piste, son dernier périple.
L'autre jour le petit Micky me disait qu'il s'était peut-être passé quelque chose de grave : il a aperçu son maître balancer la laisse bleue de Cooper dans une poubelle, tout en jetant des coups d'oeil affolés autour de lui. C'est pas un indice, ça ?
Parce que le petit Micky, sous ses airs de pékinois yougoslave (oui m'sieurs dames) innocent et naïf, est bien le plus malin des petits fûtés du quartier.
Allez faut que je vous laisse les petits, c'est l'heure d'aller au lit et y'a école demain.
Le lundi par contre, c'est une vraie fête par ici ; on trouve des traces bien fraiches un peu partout, et surtout je peux de nouveau faire mon travail.
Lequel me direz-vous ? Eh bien le mien, celui de détective pour ceux qui ne me connaissent pas encore. J'ai décidé de me lancer il y a quelques jours ; depuis mardi dernier plus précisément, jour où j'ai aperçu Cooper pour la dernière fois.
Cooper est une sorte de bouledogue aux pattes courtes et puissantes, et à la tête large comme un pare-choc, d'où dépassent quelques dents bien pointues. Dans le quartier tout le monde le craint, y compris les deux bouvières, grosses comme des montagnes et velues comme dix gorilles. Alors j'ai décidé de retrouver mon Cooper, mon vieux copain à qui il est certainement arrivé quelque chose.
Parce que figurez-vous qu'il a un point faible, ce gros dur à la musculature de boxeur poids lourd : sa hanche.Ouaip, elle a été rafistolée avec une belle plaque brillante, vissée à son squelette !
Pas facile au début, mais à présent Cooper est sacrément fier de sa cicatrice qui lui parcourt la moitié du bas du dos. Va falloir que je trouve un moment pour retrouver sa dernière piste, son dernier périple.
L'autre jour le petit Micky me disait qu'il s'était peut-être passé quelque chose de grave : il a aperçu son maître balancer la laisse bleue de Cooper dans une poubelle, tout en jetant des coups d'oeil affolés autour de lui. C'est pas un indice, ça ?
Parce que le petit Micky, sous ses airs de pékinois yougoslave (oui m'sieurs dames) innocent et naïf, est bien le plus malin des petits fûtés du quartier.
Allez faut que je vous laisse les petits, c'est l'heure d'aller au lit et y'a école demain.
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